Il était presque midi, hier, lorsque le speaker annonça le tirage au sort des huitièmes de finale. "Léquipe Quintais contre léquipe de Razanadrakoto". Stupeur dans les gradins bien garnis du Forum Jacques-Médecin. Ce huitième de finale ressemblait à une finale avant lheure.
Une revanche du dernier Championnat du monde remporté par les Français 13 à 12 face aux Malgaches. Pourtant, lentame fut à sens unique. Huit à zéro pour les triples vainqueurs de lex-Europétanque en trois mènes. Les "Niçois" se baladaient. Sauf que Mandimby, Bezandry et Razanadrakoto ne sont pas hommes à lâcher prise si facilement.
Même menés, ils restent bien concentrés. Surtout lorsque la belle mécanique tricolore se dérègle. Philippe Suchaud allait manquer quatre tirs consécutifs. Ce qui relançait sûrement les hommes de la Grande île.
Razanadrakoto retrouvait son adresse au tir et les Bleus revenaient dans le match (8-6). Ils auraient même pu faire le trou, lorsquils se retrouvaient avec cinq boules en main et un bouchon poussé sur la ligne par Lacroix mais resté sur le terrain. Cinq boules, mais zéro point (10-6).
Les Malgaches avaient laissé passer leur chance ? Cest ce que tout le monde pensait. Dailleurs, la mène suivante, il fallait que Mandimby, le pointeur, tire le bouchon pour sauver la patrie. Il y avait le feu, mais trois mènes et quinze minutes plus tard, ce sont pourtant les multiples champions du monde qui allaient prendre la porte.
Suchaud : "Cest moi qui perds"
Razanadrakoto, le tireur, faisait admirer sa précision et Bezandry marquait le dernier point. Les vainqueurs des deux dernières éditions nen revenaient pas. Et Philippe Suchaud accusait le coup : "Cest moi qui perds plus queux (Lacroix, Quintais). Je nai pas touché une boule. On les a laissés revenir, mais ils méritent daller au bout".
Voilà lobjectif désormais pleinement assumé par Alain Mandimby. "Cette victoire nous donne le moral pour la suite. On avait un peu de trac, on est mal rentré dans la partie, mais on ne sest pas découragé. Il y a encore de belles équipes, comme celle de Sarrio mais on va essayer de gagner le concours". Thierry Bezandry se voulait un peu plus mesuré. "Phiphi (Suchaud) a commencé à manquer des boules, on en a profité. Mais il faut rester bien concentré et garder le rythme".