Pas question de le rater. Pour le Club bouliste monégasque (CBM), présidé depuis 2007 par Marc Costa, manquer le Riviera Pétanque Show 2011 ne fait pas partie des options. Créé dans les années 1930, le CBM espère dépasser les 700 sociétaires d’ici la fin de l’année. Des sociétaires qui fréquentent le club, souvent tous les jours, sans forcément participer à des compétitions.
En fait, ce sont les 450 licenciés du CBM qui s’alignent sur les concours organisés toute l’année. "Dont une centaine qui font du haut niveau. Alors que pour les sociétaires, le club, c’est un peu leur deuxième maison. Au fond, on a aussi une dimension sociale", souligne Marc Costa, 57 ans, qui préside aussi la fédération monégasque de boules (FMB).
En tout cas, le CBM a eu ses heures de gloire, notamment dans les années 80. Avec un titre de champion du monde décroché en 1982 par Bernard Bandoli, Raymond Clapier et Jean-Marie Cornutello, sous la présidence d’Henri Crovetto. Ensuite, le club a lentement décliné. Avant d’enregistrer une nouvelle impulsion depuis 4 ans, avec une équipe de bénévoles soudés.
Rendez-vous au Challenge Costa
"Jusqu’à 50 ans, j’ai été quelqu’un de très égoïste, raconte Marc Costa. Car je ne pensais qu’à moi et à mon boulot où je dirige une entreprise de 70 salariés. Mais j’ai ouvert les yeux. Et j’ai décidé de rendre un peu à mon pays ce qu’il m’a apporté." Il faut dire que la compétition numéro 1 à Monaco pour le CBM, c’est le Challenge international Antoine Costa. Un grand tournoi qui réunit plus de 200 triplettes sur 3 jours en octobre.
"Mon père a joué aux boules toute sa vie. Moi aussi. Ce tournoi est une manière de lui rendre hommage puisqu’il est décédé en 1997", explique Costa qui s’appuie aujourd’hui sur une équipe soudée : "On est 15 dans le bureau du club. On bosse comme des malades. Et on peut compter sur des dizaines et des dizaines de bénévoles."
Pour le RPS 2011, le CBM sera représenté par une quinzaine d’équipes, dont au moins 4 équipes féminines. Difficile de savoir qui a les meilleures chances. "La pétanque, n’est pas un sport exact. Car c’est le seul sport où un joueur lambda peut battre un champion du monde. Même si, bien sûr, une équipe moyenne ne peut pas espérer atteindre le dernier carré", estime Costa.
Sur le toit de l'Europe
Une certitude, en finissant troisième meilleur club européen en 2010, le CBM a les moyens de bien figurer au RPS. Et, pourquoi pas, atteindre les demi-finales. Du coup, il faudra notamment surveiller la triplette Perez-Rivière-Mottet, ou les jeunes espoirs Gimenez-Ferrandez-Lucchesi, par ailleurs qualifiés pour les phases finales du championnat d’Europe qui se dérouleront au Danemark du 22 au 23 octobre. Mais aussi Debos-Millo-Ndiaye, dont le dernier n'est autre que l'ancien recordman du monde de tir de précision.
Pourtant, pas question de se fixer d’objectifs précis pour le RPS 2011. Car le tirage au sort est trop aléatoire."Le seul objectif, c’est de bien jouer. Parce qu’il y a trop de paramètres qu’on ne maîtrise pas. Physiquement, mais aussi nerveusement, la pétanque, c’est très dur, car c’est un véritable sport qui révèle les personnalités. En fait, comme l’écrivait Gérard Banide (ndlr : l'ancien entraîneur des clubs de foot de l'AS Monaco, Marseille, ou encore Strasbourg), le bras n’est qu’une courroie de transmission entre le mental et l’objectif à atteindre. Or, le moindre petit grain de sable peut tout remettre en question..."
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