Plus de 2000 inscrits et à la fin, c'est toujours pour les mêmes. Ou presque. En remportant l'Europétanque d'Azur la saison passée, Philippe Quintais, Philippe Suchaud et Henri Lacroix sont devenus les joueurs les plus titrés de l'histoire de l'épreuve niçoise avec trois succès chacun, tous décrochés ensemble, en 2002, 2009 et 2010.
La Dream Team, prévue au programme de l'édition 2011 malgré le départ de Quintais du DUC de Nice vers l'AS Hanches, devance d'une unité au palmarès les Choupay, Loy, Sirot, Hureau et Lamour, tous bloqués à deux victoires. Pas dit que ces derniers comptent en rester là…
Au milieu des 470 manifestations sportives et culturelles organisées chaque année à Nice, l'Europétanque d'Azur, devenu le Riviera Pétanque Show, appartient désormais au patrimoine des Niçois au même titre que l'épreuve cycliste Paris-Nice.
"Comment un Niçois pourrait-il ne pas pratiquer la pétanque", s'interrogeait l'an dernier Christian Estrosi, le maire de la ville, au moment de lancer le bouchon des quarts de finale. "La pétanque, c'est le partage et la tradition". Pour les trois jours de manifestation, la mairie libère donc la Promenade des Anglais, mais aussi une partie de la place Masséna et le jardin Albert-Ier.
Côté femmes…
Inauguré en 2003, le concours féminin du désormais Riviera Pétanque Show a vu plusieurs noms prestigieux s'inscrire au palmarès dont Florence Schopp, victorieuse de la 1ère édition, ou encore Marie-Christine Virebayre, Nadège Baussian, Cynthia Quennehen et Ranya Kouadri.
Jusqu'en 2010, aucune joueuse ne l'avait pourtant remporté à deux reprises. Une anomalie corrigée par la locale Émilie Fernandez, déjà lauréate quatre ans plus tôt. Une performance pour cette championne d'Europe espoir 2008, qui fêtera le 29 juillet, quatre jours seulement après la finale, ses 21 ans. Une idée de cadeau?
… côté jeunes
La promenade des Anglais ne leur est pas ouverte : une raison insuffisante pour aller bouder. Si le concours des jeunes n'a pas encore le prestige de celui des seniors, il apporte au moins un surplus d'animation dans les travées du jardin Albert-Ier.
Malgré des gestes pas toujours assurés, pas toujours précis non plus, ces boulistes en herbe font souvent preuve d'une belle détermination. Pour les meilleurs d'entre eux : un billet pour la finale sur le carré d'honneur. Cette fois comme les grands.